"La lecture est une amitié" - Marcel Proust

Vendredi 20 janvier 2017 [22:43]

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Titre
: La mémoire des embruns
Auteur: Karen Viggers
Genre: Drame










Quatrième de couverture: Mary est âgée, sa santé se dégrade. Elle décide de passer ses derniers jours à Bruny, île de Tasmanie balayée par les vents où elle a vécu ses plus belles années auprès de son mari, le gardien du phare. Les retrouvailles avec la terre aimée prennent des allures de pèlerinage. Entre souvenirs et regrets, Mary retourne sur les lieux de son ancienne vie pour tenter de réparer ses erreurs. Entourée de Tom, le seul de ses enfants à comprendre sa démarche, un homme solitaire depuis son retour d'Antarctique et le divorce qui l'a détruit, elle veut trouver la paix avant de mourir. Mais le secret qui l'a hantée durant des décennies menace d'être révélé et de mettre en péril son fragile équilibre.
Une femme au crépuscule de sa vie, un homme incapable de savourer pleinement la sienne, une émouvante histoire d'amour, de perte et de non-dits sur fond de nature sauvage et mystérieuse.
 
Mon avis: Ce livre a été ajouté à ma wish parce qu'il m'avait l'air si beau ... Et puis c'est ma coupine Claire qui l'a tiré au sort pour mon challenge pioche alors c'est parti !

Au commencement, une lettre mystérieuse d'un homme, donnée à une femme, Mary. Dès la fin du chapitre notre imagination nous révèle son contenu mais très vite, on l'oublie. Parce que La mémoire des embruns est à lire pour ses personnages. On entre dans leurs vies intimes. Principalement celles de Mary et de son fils, Tom. Et on s'y attache, on les aime. C'est le genre de livres qu'on lit presque que pour les personnages.
On fait leur introspection. Et on les voit vivre, grandir. C'est eux qu'on suit. Sans réel histoire de fond. Juste eux.
Certains sont encore vivants, d'autres ne sont plus là. Certains sont au premier plan, d'autres un peu plus lointain mais tous ont leur place. 
Les personnages sont rarement aussi approfondis dans un livre, aussi creusés. Et j'ai apprécié ce travail, cet approfondissement. 
Et même si j'ai fini par ne pas le lire comme un roman classique, avec une trame, j'ai accepté de me rapprocher d'eux et de les suivre dans leurs vies privées.

Et tout ceci dans un décor à couper le souffle. On ressent le vent, on voit ces opossums. Et on s'y croirait, sur cette île, en haut de ce phare.

J'ai adoré cette application. Prendre le temps de décrire un décor, de créer ses personnages. Je me suis sentie si proche d'eux. Tom m'a agacé, dans ses choix et sa façon de voir les choses. Mais peut être me ressemble-t-il trop ?
Mary m'a émue. Cette mère sensible et touchée dans son intégrité de femme.

C'est un livre touchant, où tous les sentiments se mêlent pour donner une saveur unique à son contenu.
 
Prochaine lectureLa fille du train, Paula Hawkins

Jeudi 13 octobre 2016 [19:54]

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Titre
: La femme du Ve
Auteur: Douglas Kennedy
Genre: Drame






Quatrième de couverture: Derrière les lumières de la ville, là où le touriste ne s'aventure jamais s'étend le Paris occulte. Les zones d'ombre sont partout. Les ennuis jamais loin.
Xe arrondissement. Dans cette rue sordide, qui n'a de Paradis que le nom, Harry Ricks a trouvé refuge. Chassé par sa femme, rejeté par sa fille, l'universitaire américain vit un exil bien amer. Seul point de lumière dans ce cauchemar éveillé : une femme. Une rencontre qui va le hanter...
 
Mon avis: Douglas Kennedy est un auteur relativement connu que j'avais envie de découvrir à l'occasion. Cet été j'ai reçu ce livre en cadeau par ma librairie alors c'était l'occasion.

Harry fuit les Etats Unis à cause d'une histoire sombre dont on apprendra la teneur un peu plus tard. Sa femme et sa fille l'ayant rejeté, pour se faire une nouvelle image, il n'a d'autre choix que de partir à Paris. C'est là qu'il tombe entre les mains de voyous et qu'il rencontre cette mystérieuse femme...

Dur dur de chroniquer ce livre sans en dire trop. Je me trouve totalement déconcertée après la lecture. J'ai bien aimé mais je m'attendais tellement pas à ça...
Harry tombe entre de mauvaises mains et sa relation avec cette femme est un arrière plan, un fil conducteur. Elle prend peu à peu une tournure inattendue et vraiment j'y croyais pas trop moi même.
On s'attend tellement à une histoire d'amour conventionnelle qu'on se laisse aller et puis finalement, on se fait avoir avec ce retournement de situation de la fin.
Harry est naïf. Père protecteur évincé, il est fragile. Il m'a touchée. Avant de se rendre compte que lui aussi c'était fait avoir. Mais je vous en dis pas plus !
Sa (ex) femme est quant à elle détestable, au plus haut point !
 
Ce n'est pas un chef d'oeuvre, il n'est pas plus addictif que ça mais il passe le temps. Surtout que je l'ai lu très en pointillé donc je n'étais peut être pas forcément "à fond". 
Mais ça reste une bonne lecture, surprenante et divertissante.
 
Prochaine lectureDemain j'arrête ! Gilles Legardinier

Jeudi 11 août 2016 [18:43]

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Titre
: PS: I love you
Auteur: Cecelia Ahern
Genre: Drame








Quatrième de couverture: Quand on trouve l'âme soeur, on croit que le bonheur sera éternel. C'est ce que pensait Holly jusqu'à la mort de Gerry. À trente ans, elle se retrouve seule, sans espoir. Mais Gerry lui réserve une ultime surprise : dix lettres qui forment une liste de choses à accomplir pour réapprendre à vivre. Par-delà la mort, il lui adresse un message d'amour et de courage : elle sera heureuse sans lui, malgré le lien fort qui les unissait. Une comédie romantique, drôle et poignante, qui dépeint la vie telle qu'elle est : belle et triste à la fois.
 
Mon avis: Ce livre n'était peut être pas adapté pour la période mais je ne regrette pas et il restera longtemps dans ma mémoire.

Holly vient de perdre son mari, Gerry, d'une tumeur au cerveau. Mariée à un homme qu'elle aime par dessus tout, son monde s'effondre. Mais Gerry n'est pas parti sans rien lui laisser. Dix petites lettres, pour les dix prochains mois à venir. Dans celles-ci: Le guide de survie après mari décédé. Mais tout ceci n'est qu'un sursis. Parce qu'après les dix mois... que se passera-t-il ?

Holly est une femme courageuse que j'ai admiré pendant toute ma lecture. Parce qu'elle est restée honnête et entière avec elle et tous ses ami(e)s. Dans tous ses moments de joie, de peine, de doutes et de remises en question qui constituent la vie d'une femme qui tente de survivre à la perte de son mari.
Elle est très bien entourée. Ses ami(e)s et sa famille la soutiennent du mieux possible mais non sans mal.
Holly reste seule malgré tout, avec cette douleur lancinante que personne ne peut réellement comprendre. Mais la vie continue. Holly est aussi confrontée aux bonheurs des autres et elle doit avancer tant bien que mal. Son mari la guide dans ses lettres qui se veulent aidantes. Chaque mois, une petite chose à faire. Chaque mois, un petit pas de plus, aussi minime soit-il.
 
J'ai trouvé dans un premier temps le principe de la liste très tendre, très aimant et très attentionné de la part de son mari. Une manière de prolonger la vie de cet homme parti trop tôt. J'étais en extase devant tant d'amour, de fusion et de complicité parce qu'on rêve toute de vivre ça un jour. A première vue, ce sont des petites actions qu'il lui demande d'accomplir. Pour l'aider à se reconstruire, sans lui. Parce qu'Holly n'a d'autres choix que de respecter les volontés de son défunt mari, elle s'y accroche et les suit... à la lettre.
Mais ce sont aussi des lettres de demande de pardon qu'il lui adresse, pour s'excuser de l'avoir abandonnée en pleine apogée du bonheur.
Mais en réfléchissant au delà, n'était-ce pas aussi un frein à la reconstruction d'Holly... ? Je les ai également vues comme pouvant aussi être une forme de culpabilisation. Peut être pas voulue, peut être pas consciente ?

Ce livre est un tourbillon d'émotions dans lequel on rit, on pleure. On suit avec beaucoup d'empathie la nouvelle vie de cette femme pleine de ressources. Un livre qui fait écho et ne laisse pas indemne.
 
Prochaine lectureJusqu'à ce que la mort nous sépare, Lisa Gardner

Dimanche 7 août 2016 [0:31]

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Titre
: Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur
Auteur: Harper Lee
Genre: Drame









Quatrième de couverture: Dans une petite ville d’Alabama, à l’époque de la Grande Dépression, Atticus Finch élève seul ses deux enfants, Jem et Scout. Avocat intègre et rigoureux, il est commis d’office pour défendre un Noir accusé d’avoir violé une Blanche.
 
Mon avis: Quelle déception... ! Ce livre me faisait peur, je savais pas pourquoi, et bien j'aurais mieux fait de suivre mon instinct et m'en passer ! ><

Je ne sais pas pourquoi ce livre a eu un tel succès, ce que les gens lui ont trouvé. Pourtant, effectivement, le résumé faisait envie. Un livre intelligent.
Années 30 en Alabama, Atticus, avocat de profession, élève seul ses deux enfants, après le décès brutal de sa femme. Il est commis d'office pour défendre un noir accusé d'avoir tué une blanche. 
Inutile de vous dire que selon l'époque, cela a fait du remue-ménage.

Commençons par parler de l'écriture. L'histoire est racontée par Scout, la fille d'Atticus. J'ai trouvé d'abord un net décalage entre l'âge de la narratrice et le registre avec lequel elle parle. Le style est bien trop recherché et sophistiqué pour une enfant de 8 ans.
Ensuite, l'écriture ne m'a pas convenue du tout. Je ne me suis pas sentie à l'aise, j'avais énormément de mal à avancer ma lecture. C'est lourd, c'est alambiqué, c'est incompréhensible. Bref, pas fluide du tout, ce qui n'aide pas à la compréhension et à l'intégration dans l'histoire.

L'histoire maintenant. Quelle horreur... Je n'ai jamais réussi à entrer dedans. C'est long, c'est chiant, c'est plat, ça n'a aucun intérêt. On tourne en rond pendant 3h avec des personnages qui n'ont ni queue ni tête. A aucun moment je n'ai accroché à l'histoire ni me suis attachée à un seul des personnages.
Je n'ai trouvé aucune logique ni intérêt au récit.
Je ne ressens absolument pas l'oppression de la Grande Dépression à travers la voix de Scout, cette enfant qui vit la chose de ses yeux. J'aurais voulu en apprendre un peu plus sur cette période de l'Histoire mais malheureusement, je reste sur ma faim.
Le procès dure sur une centaine de pages et tout ceci est vite bâclé.
 
Bref, une grosse déception pour un livre qui promettait beaucoup...
 
Prochaine lectureLe chuchoteur, Donato Carrisi

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Dimanche 22 mai 2016 [19:37]

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Titre
: Le liseur
Auteur: Bernhard Schlink
Genre: Drame








Quatrième de couverture: À quinze ans, Michaël fait par hasard la connaissance, en rentrant du lycée, d'une femme de trente-cinq ans dont il devient l'amant. Pendant six mois, il la rejoint chez elle tous les jours, et l'un de leurs rites consiste à ce qu'il lui fasse la lecture à haute voix. Cette Hanna reste mystérieuse et imprévisible, elle disparaît du jour au lendemain.
Sept ans plus tard, Michaël assiste, dans le cadre de ses études de droit, au procès de cinq criminelles et reconnaît Hanna parmi elles. Accablée par ses coaccusées, elle se défend mal et est condamnée à la détention à perpétuité. Mais, sans lui parler, Michaël comprend soudain l'insoupçonnable secret qui, sans innocenter cette femme, éclaire sa destinée, et aussi cet étrange premier amour dont il ne se remettra jamais.
Il la revoit une fois, bien des années plus tard. Il se met alors, pour comprendre, à écrire leur histoire, et son histoire à lui, dont il dit : «Comment pourrait-ce être un réconfort, que mon amour pour Hanna soit en quelque sorte le destin de ma génération (...) que j'aurais moins bien su camoufler que les autres ?»
 
Mon avis: J'avais déjà vu le film il y a quelques années. Magnifique d'ailleurs, avec un Ralph Fiennes et une Kate Winslet pour un duo au top !
Alors voilà, comme à chaque fois que je tente le livre après le visionnage du film, c'était presque décevant.

Michaël et Hanna font la connaissance l'un de l'autre de manière tout à fait fortuite. S'en suit un amour passionnel. Mais quelques années plus tard, Michaël retrouve Hanna lors de ses études et ce qu'il va découvrir d'elle va terriblement le désillusionner...

On sent de la puissance dans ce roman. La force de cet amour est totalement palpable. Michaël vit un amour inconditionnel et ce qui lie les deux amants est très fort. On entre dans leur intimité particulière. On dérange presque.
Toute la deuxième partie du roman est consacré au procès et la réflexion de Michaël sur cet amour est assez intéressante. Il s'est marié et a eu une fille après tout ça mais il reste néanmoins marqué au fer rouge par cette histoire d'amour qui demeurera pour lui un mystère dans toute sa complexité. Comment peut-on tomber amoureux d'un assassin ?

Etonnement, j'ai préféré toute cette partie de réflexion, de doute. Qui remet en cause les principes et valeurs morales d'une personne. L'amour est étudié dans toute sa délicatesse et ses mystères.

200 pages après un film aussi intense, c'est sur, ça fait léger. Mais c'est une histoire qui restera marquée dans ma mémoire et que je continuerai d'entretenir sûrement.
 
Prochaine lectureMa vie en suspens, Susannah Cahalan
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