"La lecture est une amitié" - Marcel Proust

Samedi 9 décembre 2017 [17:36]

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Titre
: Juste avant le bonheur
Auteur: Agnès Ledig
Genre: Drame









Quatrième de couverture: Cela fait longtemps que Julie ne croit plus aux contes de fées. Caissière dans un supermarché, elle élève seule son petit Lulu, unique rayon de soleil d'une vie difficile. Pourtant, un jour particulièrement sombre, le destin va lui sourire. Ému par leur situation, un homme les invite dans sa maison du bord de mer, en Bretagne. Tant de générosité après des années de galère : Julie reste méfiante, elle n'a pas l'habitude. Mais pour Lulu, pour voir la mer et faire des châteaux de sable, elle pourrait bien saisir cette main qui se tend... 
 
Mon avis: Je pensais ce livre réconfortant. Mais en fait, c'est un livre qui fait partie de ceux qui nous rappellent que la vie est cruelle.

Julie est pauvre. Caissière au supermarché, c'est tout ce qu'elle a trouvé pour nourrir son fils, qu'elle élève seule. Lulu ne s'en plaint pas. Et puis un jour, une rencontre avec ce "vieux" Paul et tout bascule. Mais Julie est loin d'imaginer tout ce qui l'attend.

J'ai été extrêmement touchée par ce livre. J'ai eu les larmes aux yeux et Dieu sait à quel point elles sont dures à venir à la lecture. Je suis totalement rentrée dans le livre et pour le coup, j'en ai retiré plein de choses.
Les drames vont jusqu'au bout. Pas de protection pour le lecteur qui doit encaisser, comme le reste. Comme si la vie était une danse incessante entre bonheur et drame. Comme si pour accéder à l'un, il fallait obligatoirement passer par l'autre. L'autre dont on se passerait bien. Et si... Parce que Paul n'a pas fait qu'enchanter la vie de Julie. Il l'a aussi paradoxalement détruite. Et si... ils ne s'étaient jamais rencontrés. Fallait-il ça pour que Julie soit heureuse ? Ou finalement, l'était-elle déjà avant ?

Agnès Ledig est sage-femme et ne se prive pas de nous le rappeler. Avec finesse et connaissance, elle glisse quelques éléments bienvenus. Elle touche et sait mettre des mots sur les maux de la vie.
Elle se joue de nous en virevoltant de relations en attirances homme/femme dont elle puise ce dont elle a besoin dans chacune d'entre elles. Les rendant aussi tourmentées qu'ambiguës. Mais.... les histoire d'amour finissent bien.... en général.

Petit point qui m'a légèrement chagrinée. Le rapport à l'argent. Cet argent que j'ai considéré comme sale parce qu'il se veut réparateur. J'ai eu du mal à avoir ce regard bienveillant et positif par rapport à ça. Malgré tous les efforts du personnage concerné pour démentir du contraire.

Une histoire loin d'être tendre mais qui a toutefois le mérite de remettre les pendules à l'heure... Merci Agnès.
 
Prochaine lectureLes amants du Presbytère, Marie-Bernadette Dupuy

Mardi 17 octobre 2017 [17:37]

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Titre
: La maison de l'orchidée
Auteur: Lucinda Riley
Genre: Drame









Quatrième de couverture: Dans son enfance, Julia Forrester a passé des moments idylliques dans le parc de Wharton Park. Un immense et magnifique domaine où son grand-père était chargé de prendre soin des orchidées. Des années plus tard, Julia est devenue une pianiste de renommée mondiale. Alors qu'elle fait face à une tragédie personnelle, elle revient sur les traces de son enfance et renoue avec Christopher, l'héritier de Wharton Park. Un journal intime, écrit dans les années 1940 par le grand-père de Julia, est découvert lors de travaux de rénovation. Quels mystères renferment ces pages ? Dans les méandres de l'histoire de deux familles ravagées par la guerre, Julia va découvrir de sombres secrets qui vont bouleverser sa vie.
 
Mon avis: Plus d'un an que ce livre était dans ma PAL, il était temps de le sortir ! C'est chose faite et... derrière ces pages se cachait un coup de coeur ! *_*

Julia Forrester n'est pas épargnée par la vie, elle vient de vivre un drame personnel. C'est alors qu'elle revient sur les pas de son enfance, à Wharton Park, où elle fait plus ample connaissance avec Christopher, l'héritier de ce domaine qui a vu naître l'amour entre ses grands-parents...

Comment vous livrer mes impressions sur ce merveilleux livre... L'histoire est magnifiquement touchante. Du début à la fin. Je me suis attachée à tous les personnages, sans exception. Étalée sur plusieurs générations, on entre dans l'histoire contée d'une grand-mère torturée à sa petite fille... Les flash back nous renvoient bien des années plus tôt où tout s'est joué... On découvre les secrets de cette famille et par la même, les origines de chacun. Ce sont des choses auxquelles on ne s'attend pas. Les apparences sont parfois trompeuses et jusqu'au bout on est dans l'attente et l'émotion.
Les rebondissements ne manquent pas. Jusqu'à la dernière minute. Ça vient de là où l'on s'y attend le moins. Et pour notre plus grand plaisir, ça nous surprend toujours.

Mêlant le passé et le présent de façon magistrale Lucinda Riley nous fait réellement vibrer. L'écriture est tout ce qu'il y a de plus doux, de plus explicite et de plus appropriée avec l'atmosphère que mérite ce roman. Il se dégage une telle honnêteté...

J'ai été littéralement transportée dans leur univers. J'ai totalement adhéré à cette saga familiale envoûtante à souhait. Pas de longueurs, pas de colmatages inutiles. Tout dans la simplicité, la finesse et la profondeur.

Au vu des frissons qui ont accompagné la fermeture de mon livre, c'est un véritable coup de coeur ! À lire d'urgence je vous prie !
 
Prochaine lectureToi, Zoran Drvenkar

Lundi 14 août 2017 [20:17]

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Titre
: Pressentiments
Auteur: Katherine Webb
Genre: Drame / Historique









Quatrième de couverture: En 2011, en Belgique, le cadavre parfaitement conservé d’un soldat de la Grande Guerre est découvert, avec, dans ses poches, deux lettres signées H. Canning. Chargée de l’identifier, Leah, journaliste, va remonter le fil d’une histoire initiée un siècle plus tôt, dans une bourgade tranquille du Berkshire, lors d’un été caniculaire. L’été où le révérend Canning et sa naïve épouse Hester voient leur vie bouleversée par l’arrivée de la nouvelle bonne, Cat, ainsi que d’un troublant jeune homme versé dans les sciences occultes. L’été où s’est noué une drame si terrible que, cent ans plus tard, les conséquences s’en font encore sentir…
 
Mon avis: Ce livre était dans ma PAL depuis le 30 août 2016. Presqu'un an. Du jamais vu. Il était temps que je le sorte de là.

Il est des quatrièmes qui trichent un peu. Pour se faire plus vendeuses, plus attrayantes. Ici, pas de gros écarts avec la réalité mais je m'attendais à un petit quelque chose d'autre. 

Deux époques éloignées de cent ans. 1911 - 2011. Et on alterne entre ces deux périodes. L'une d'avant guerre dans une famille de pasteur avec sa femme et ses deux domestiques. Et l'arrivée d'un homme qui va bouleverser leurs vies. L'autre contemporaine où le cadavre d'un soldat vient d'être découvert, porteur de deux lettres pour le moins troublantes. Et l'on se dit que forcément, le mystère de l'une va se résoudre dans l'autre.

Alors l'enquête est souvent mise au deuxième plan, elle n'est pas l'intrigue principale du roman. Bien que l'on tende à aboutir à la découverte des identités respectives du tueur et de sa victime. On l'oublie même avant de retrouver des petites piqûres de rappel. 2011 avance parfois plus vite que 1911. Certains éléments sont révélés avant même que nous ayons avancé dans l'histoire ancienne. Nous sommes plus plongés dans l'univers d'avant guerre. J'ai adoré cette petite vie presque paisible dans cette famille qui décline petit à petit. Le drame s'installe en même temps que ce Robin Durrant... Je ne vous en dis pas plus.

J'ai beaucoup aimé la façon dont tout ça est raconté. Aucune difficulté de compréhension, l'écriture est fluide. Rien d'alambiqué. Tout dans la simplicité et l'efficacité. Une intrigue intéressante et mystérieuse. Une aventure enchanteresse dans une ambiance atypique. Comme j'aime.
 
Prochaine lecture: Perline, Clémence, Lucille et les autres, Jeanne-Marie Sauvage-Avit

Samedi 24 juin 2017 [19:39]

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Titre
: Retour sous les remparts
Auteur: Michèle Foulain
Genre: Drame/Romance










Quatrième de couverture: Cette histoire est celle de Soizic, fille de Victor et de Gaëlle et petite-fille de Léopoldine. Après une enfance protégée par le cocon familial, Soizic rencontre Marco, italien en vacances à Saint-Malo. Cette relation conduit la jeune fille à quitter la Cité corsaire et à couper les ponts avec sa famille. Elle monte à Paris mais ne tardera pas à le regretter, et, devant l'adversité, elle fera comme sa grand-mère avant elle, relever la tête et affronter les épreuves. Le décès de Léopoldine la ramène à Saint-Malo où elle renouera avec les siens. Et montrera à tous qu'elle est digne de l'héritage de son aïeule.
 
Mon avis: Mon grand-père a trouvé ce livre sur un banc parisien. Et c'est tout naturellement qu'il me l'a offert.
L'histoire se déroule à Saint-Malo, juste à côté de chez moi.

J'ai lu ce livre en deux soirs. Et quelle belle lecture. Je dis belle parce qu'elle était pleine de douceur, d'amour, de sensibilité et de pudeur et que je me suis laissée envelopper dans ce cocon comme dans du coton. L'écriture est fluide, on se laisse emporter par la délicatesse du moment.
Soizic vient de perdre sa grand-mère, Léopoldine. Qu'elle n'a pas vu depuis des années suite à une rupture familiale pour ce qu'elle croyait être le grand amour. Oui mais voilà, après avoir quitté sa famille, Marco la quitte brutalement. Avec sa fierté, impossible pour Soizic de retourner vers les siens. Mais le décès de Léopoldine va les rapprocher.

Peu à peu, l'histoire se dessine, se dévoile sous nos yeux. On apprend les galères, les souffrances et la solitude. On apprend tout ce qu'a vécu Soizic après avoir quitté Saint-Malo. Et puis on assiste ensuite à sa renaissance, les retrouvailles, un peu tard à regrets mais mieux vaut tard que jamais dit-on. Parce que la roue tourne. Et même si on ne peut rattraper tout le temps perdu, le bonheur n'est pas loin.
Les personnages m'ont beaucoup touchée. J'ai eu beaucoup de compassion pour eux. Surtout pour Soizic qui a eu une vie particulièrement difficile. Et c'est tout naturellement qu'on lui souhaite le bonheur qu'elle mérite tant.

Seul petit bémol, la vitesse des sentiments. Mais le livre ne fait que 200 pages alors il faut faire vite et bien.

C'est un beau roman, plein d'espoir et de vie.
Merci à mon grand-père, pour son attention. Et de cette belle lecture qui en découle ♥
 
Prochaine lectureUn très grand amour, Franz-Olivier Giesbert

Mardi 23 mai 2017 [12:20]

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Titre
: L'enfant au bout de la plage
Auteur: Linda Olsson
Genre: Drame








Quatrième de couverture: Marion Flint, la cinquantaine, vit seule sur une côte sauvage de Nouvelle-Zélande. Un matin, alors qu'elle se promène sur la plage pour y ramasser le bois flotté qui servira à ses sculptures, elle découvre un garçon de 6 ans. 
Ika et Marion vont d'abord apprendre à s'apprivoiser, avant que naisse, entre cet enfant à part et cette femme meurtrie, une singulière histoire d'amitié. Au cours de ce cheminement, Marion va se remémorer son passé – avant que la vie ne la brise, quand elle s'appelait Marianne et habitait en Suède – et tenter, enfin, de se réinventer... 
 
Mon avis: J'avais trouvé ce livre par hasard alors je me le suis pris. Et c'est Mana, ma binômette de mon challenge "Pioche" qui s'est chargée de me le faire lire.

Marion vit seule sur une côté sauvage de la Nouvelle-Zélande. Chaque jeudi, Ika, un petit garçon espiègle vient lui rendre visite et ensemble, ils partagent de délicieux moments de complicité. Semaine après semaine, cette relation se développe et un véritable attachement voit le jour.

Je ressors perplexe de cette lecture qui avait tout pour me toucher. Malheureusement la magie n'a pas opérée et... c'est frustrant.

Marion nous raconte cette histoire d'amitié, avec Ika, petit garçon particulier, sorti de nulle part.
Parallèlement, elle nous raconte Marianne, celle qu'elle a été avant d'être celle qu'elle est devenue aujourd'hui.

Bien que sujet sensible que cette rétrospective, l'écriture ne m'a pas touchée. Les mots ne m'ont pas pénétrée.
J'ai eu du mal aussi avec les allers-retours dans le temps. Surtout qu'il n'y a aucun lien chronologique entre eux. Malgré toutes les douleurs, la sensibilité de Marion, la souffrance d'Ika et les drames, je n'ai pas adhéré à cette quête d'identité, cette reconstruction.

Le récit est triste. Il est fait de bouleversements, de drames et laisse peu de place à l'espoir, à la vie. J'aurais voulu apercevoir la lumière. Sans en faire un récit pathétique, il reste dur.

La fin s'adoucit un peu. J'ai quand même été poussée par la curiosité de savoir comment tout cela allait se terminer...
 
Prochaine lectureTu me plais, Jacques Expert
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