"La lecture est une amitié" - Marcel Proust

Mercredi 8 novembre 2017 [18:57]

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Titre
: Angélina, T1: Les mains de la vie
Auteur: Marie-Bernadette Dupuy
Genre: Romance

 



 
/!\ Risque de spoil dans la quatrième /!\


Quatrième de couverture: Pyrénées, 1878. Angélina n'a qu'une ambition depuis qu'elle est petite : devenir sage-femme, comme l’était sa mère, morte tragiquement. Abandonnée par l’homme qu’elle aime alors qu’elle est enceinte, la jeune fille se résigne à confier son enfant à une nourrice afin de pouvoir devenir élève sage-femme à l'hôtel-Dieu Saint-Jacques de Toulouse et obtenir son diplôme. Dans cet établissement réputé, elle rencontre un médecin dont elle devient la femme. Mais sa belle-famille la regarde de haut, et Angélina, malgré l'aisance matérielle dont elle jouit, comprend qu'elle n'est pas faite pour la vie mondaine. Elle décide de retourner dans sa région natale pour y exercer son métier.
 
Mon avis: C'est avec cette deuxième saga que je continue à lire la bibliographie de ma chère MBD...
Ce premier tome a été lu en LC avec ma copinaute De-pages-en-pages et ma meilleure amie Claire viendra nous rejoindre un peu plus tard ;)

Angélina n'a qu'un seul rêve, devenir Sage-Femme, comme sa mère qui lui a transmis l'amour de ce métier au contact des femmes. C'est ainsi qu'elle va tout faire pour s'en donner les moyens. Mais le chemin est long et semé d'embûches. Angélina ne va pouvoir compter que sur elle si elle veut un jour marcher sur les traces de sa mère bien aimée...

Je vais répondre à une de vos question dès maintenant. La première saga que j'ai lu de MBD, L'Orpheline des neiges, est ma préférée. Parce qu'il y a une histoire familiale très intense, des personnages très attachants et une atmosphère envoûtante. Non pas qu'on ne retrouve pas tout ça ici mais peut être un cran en dessous. Et puis L'Orpheline, c'est avant tout une histoire de coeur. Parce que c'est grâce à elle que j'ai découvert cette auteure qui deviendra mon idole.

On retrouve le même mode opératoire que je connais. Plein de personnages liés d'amour ou d'amitié. Des intrus venant semer le trouble. Des histoires et des destinées qui s'entremêlent et qu'on attend de voir évoluer avec la plus grande impatience.
Dans ce premier tome, tout se met en place progressivement. Mais ça nous suffit à nous embarquer et nous attacher. Tous ces personnages deviennent tour à tour notre meilleure amie, notre mère ou notre futur mari. MBD joue sur cette approche pour nous prendre dans ses filets. Leurs devenirs nous concernent et on veut qu'il leur arrive ce qu'il y a de meilleur. Mais ce n'est pas si facile et il va falloir composer avec le bien et le mal.

Ce que je vous ai pas dit, et j'aurais dû commencer par là, c'est qu'il ne faut JAMAIS lire les quatrièmes de couv'. Au risque de vous faire méchamment spoiler. Et vu que les cordonniers sont les plus mal chaussés, c'est ce qu'il m'est arrivé. Avec JUSTE la première phrase de la quatrième du T3 ><
Si je vous dis ça c'est parce que cela a eu des répercussions sur ma lecture... Et je le regrette terriblement. 
Je n'ai pas réussi à m'en défaire puisqu'il concerne un personnage principal. C'est comme ça. Du coup je pense avoir une image différente mais peu importe, je vais devoir faire avec.

Une légère déception cependant. J'aurais souhaité que le côté "sage-femme" soit un peu plus développé. Nous passons très peu de temps à l'école aux côtés d'Angélina. Mais peut être qu'avec le temps, elle nous partagera un peu plus son métier.

J'ai adoré retrouver ce côté chaleureux et enveloppant. Je savais que je ne serai pas déçue, la question ne se pose même plus. Cette saga familiale romancée nous propulse encore dans les méandres des relations humaines avec cette écriture ensorcelante dont seule MBD en a le secret.
Une excellente première impression pour le premier tome de cette deuxième saga qui je n'en doute pas, me réserve encore de très belles heures de lecture...
 
Prochaine lectureDepuis l'au delà, Bernard Werber

Lundi 17 juillet 2017 [21:37]

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Titre
: L'Orpheline des neiges, T6: L'ange du lac
Auteur: Marie-Bernadette Dupuy
Genre: Romance







/!\ Risque de spoil /!\


Quatrième de couverture: Au Québec, juillet 1950. Hermine, devenue une célèbre chanteuse lyrique, est de retour chez sa mère à Roberval, sur les bords du lac Saint-Jean, pour se reposer et passer un été qu’elle espère tranquille.
C’est sans compter avec la fugue de sa demi-soeur Kiona, le retour d’Allemagne de son amie de toujours, Charlotte, et, enfin, l’arrivée de son mari, le beau métis Toshan, accompagné d’une mystérieuse jeune femme.
Alors qu’approche si vite le long et rigoureux hiver canadien, Hermine doit surmonter de cruelles désillusions...
 
Mon avis: Bon, je vous préviens d'entrée d'jeu. Il est strictement interdit de lire cette chronique si vous vous appelez Claire ou De-pages-en-pages et que vous n'avez pas fini votre lecture ou que vous vous appelez n'importe comment d'autre et que vous avez l'intention de lire cette saga.
Voilà, maintenant que vous êtes prévenus, j'espère finalement que cette chronique ne sera jamais lue ou du moins pas tout de suite parce que:
1) Ça voudra dire que vous avez l'intention de la lire et ça me remplirait de joie.
2) Si vous la lisez, vous ne me verrez plus jamais comme avant. Parce que folle, cette saga m'a rendue.
C'est bon, on peut y aller ? ;)

J'ai lu les dernières lignes de cette saga il y a quelques minutes seulement alors je suis encore un peu fébrile. 5 316, c'est le nombre de pages qu'elle contient. Février 2016, c'est le mois et l'année où je l'ai commencée.
Comment pourrais-je vous expliquer tout ce qu'elle m'a fait vivre ? Comment pourrais-je vous faire comprendre à quel point ces personnages sont devenus réels et qu'il va maintenant falloir faire le deuil de la séparation ? Comment pourrais-je vous confier le plaisir que m'ont fait Claire et De-pages-en-pages en me rejoignant dans cette aventure et en la finissant avec moi ? Comment pourrais-je vous annoncer que j'ai maintenant trouvé mon autrice préférée, celle dont je vais lire tous les romans ?

MBD a écrit ici une pépite. Parce qu'elle m'a fait vivre tout ce que je recherche dans une lecture et tout ce que je ne revivrai sans doute jamais à moins de me replonger dans une autre de ses sagas.
Ses personnages, qu'elle rend plus que vivants et avec lesquels on vibre, on grandit, on vit, au coeur du Canada. Et qui deviennent nos frères, nos mères, nos pères, nos soeurs et nos enfants.
Son décor, qu'elle dépeint et qui se dessine sous nos yeux ébahis. D'hiver comme d'été, on s'y croirait. On s'enveloppe dans cette neige pure et on s'invite dans ces demeures chaleureuses.
Son histoire, dans laquelle elle nous intègre complètement. On finit par faire partie de cette grand famille, de tout cet amour. Cette histoire qui s'étend sur une quarantaine d'années. Autant dire qu'on traverse l'Histoire et qu'on a le temps de voir l'évolution de nos petits protégés.

Je n'ai pas tellement perçu de changement dans la façon d'écrire de MBD que j'appréciais déjà dès le début tant elle est enveloppante. Cependant, je ferai juste une aparté sur le fait qu'elle magne l'improvisation et le "réfléchi" à merveille. Parce qu'il est indéniable qu'elle a joué sur les deux.
On voit qu'elle maîtrise son histoire et jusqu'où elle va. C'est travaillé et rien n'est laissé au hasard. Dans ce T6 on récolte d'ailleurs ce qu'elle a malicieusement semé précédemment.
Et puis on se dit aussi qu'elle a parfois laissé libre court à son imagination quant à certains détails.
Le tout dosé avec justesse et équilibre.

Je me suis prise un tempête émotive en pleine tête. J'ai même pas compris d'où ça venait. Je suis dévastée. Moi qui voulais une fin en apothéose, je suis plus que servie.
Et ce feu d'artifice, je le dois à un sentiment très étrange, embarrassant. Dans lequel m'a mise MBD. Parce que je suis partagée entre le ravissement de cette merveilleuse fin et le bonheur qui attend un personnage qui le mérite plus que tout mais aussi la tristesse, le désespoir de l'ombre dans lequel tout ceci se dessine...

MBD, je vous aime !
 
Prochaine lectureLes secrets de Thornwood House, Anna Romer

Lundi 10 juillet 2017 [18:52]

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Titre
: Les portes du passé
Auteur: Marie-Bernadette Dupuy
Genre: Romance





 
/!\ Risque de spoil /!\


Quatrième de couverture: Juillet 1946. Hermine, jeune et brillante chanteuse lyrique québécoise, savoure la paix retrouvée auprès de ses enfants et de son mari, Toshan, qui a combattu en Europe. Elle fait salle comble au Capitole de Québec et enchante les foules quand elle apprend que ses parents, qui sont installés à Val-Jalbert, sur les bords du lac Saint-Jean, sont ruinés. La jeune femme décide de gagner davantage d’argent, ce qui la conduit à rencontrer un riche mécène, Rudolph Metzner, séduisant veuf passionné d’art lyrique, qui l’idolâtre en secret depuis ses débuts. Il lui propose de produire un disque. L’enregistrement terminé, alors qu’Hermine s’apprête à rejoindre sa famille, il l’empêche de partir, l’enlève et l’emmène dans sa magnifique propriété où il la retient prisonnière…
 
Mon avis: Je crois que mon adoration pour MBD n'est plus à démontrer. Cinquième et avant dernier tome de cette saga commencée il y a déjà un an et demi.
Après 9 jours de lecture intensive et accompagnée de mes deux acolytes Claire et De-pages-en-pages, je vous livre mes impressions.

Le récit commence très fort avec un drame qui va bouleverser la vie familiale et bien organisée que s'est efforcé de tenir tout ce petit monde. En découle des décisions importantes pour notre chère Hermine qui va rencontrer sur son chemin un certain Rodolphe Metzner...

Le rythme du récit est en dents de scie. Forcément, il y a moins de place pour les révélations, les rebondissements et autres intenses péripéties des premiers tomes mais j'ai beaucoup aimé la façon dont Dupuy a géré ça. L'entrée et la sortie de bal en fanfare. Et entre les deux, nos personnages qui grandissent, qui s'épanouissent, qui s'adaptent aux uns et aux autres avec leur caractère. Les repas de Noël en famille m'enchantent, même en été. Les grands laissent doucement la place aux petits. Ça fait tellement bizarre de les voir aussi âgés. Alors qu'on a vu grandir leurs parents et qu'on les a attendu aussi fort qu'eux.
Les années passent et la magie est toujours là. Même après toutes ces pages avalées avec fougue. On sent aussi que Dupuy n'a pas fini de tout nous confier...

Je sens malgré tout la fin qui arrive... Je sais que désormais, chaque page lue me rapproche de la séparation. Toute cette belle découverte est derrière moi. Et ça me rend triste. J'ai passé du temps à vibrer avec tous ses personnages, toute cette merveilleuse famille. Je les aime tous à leur manière. Je n'ai jamais ressenti autant d'émotions à la lecture. Et je suis heureuse d'avoir rencontré mon auteure préférée.
Il va sans dire que j'enchaîne directement avec le dernier tome de cette saga...
 
Prochaine lectureL'ange du lac, Marie-Bernadette Dupuy

Lundi 27 mars 2017 [16:01]

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Titre
: Les enfants du Pas du Loup
Auteur: Marie-Bernadette Dupuy
Genre: Romance historique








Quatrième de couverture: En 1863, à Saint-Simon, petit port au bord de la Charente. Louise rêve, au bord de l'eau, au retour d'Hugo. Depuis des années, elle ne pense qu'à lui. Mais Hugo, de huit ans son aîné, ne voit en elle qu'une enfant. C'est au Pas du Loup, au bord du fleuve, qu'il lui a confié ses espoirs : posséder sa propre gabare, et retrouver un jour Alexandrine, une voisine de rivage, rencontrée dans une autre ville il y a longtemps...
Pourtant, les chemins d'Hugo et de Louise ne cesseront de se croiser. Et de courtes joies en terribles épreuves, les caprices du destin feront prendre à leur vie un étonnant chemin.
 
Mon avis: Il me fallait encore un one shot de ma Dupuy. Celui-ci n’est pas le meilleur je crois mais il m’a distraite le temps qu’il fallait.

Hugo et Louise ont grandi ensemble au Pas du Loup. Louise, secrètement amoureuse d’Hugo depuis toujours, mais bien trop jeune pour lui. Alors qu’elle rêve de faire sa vie à ses côtés, Hugo la regarde d’un œil fraternel. Et le jour où il rencontre Alexandrine, c’est le drame pour Louise. À moins que le destin en ait décidé autrement…

Nous sommes en 1863. Le décor est planté et c’est comme toujours, dans un environnement merveilleusement bien conté que Dupuy nous entraîne sur les traces de cet amour tourmenté.

Le début est lent, on s’imprègne du mode de vie des gabariers, on fait connaissance avec nos personnages. Hugo rencontre Alexandrine au grand désespoir de Louise et c’est à ce moment que Dupuy jette le pavé dans la mare. Alors même que personne s’y attendait. Et tout peut ainsi commencer.

Nous sommes sur un fond de guerre, nous partageons encore les ravages du combat, les amours déçus et autres péripéties mais c’est toujours la plume de l’auteure qui en fait son originalité et sa beauté. J’ai ce plaisir à la lecture du tout. Autant sur le fond que sur la forme.
Dupuy nous offre une romance prévisible mais tendre. Où l’amour des personnages s’allie au somptueux décor inhabituel du XIXe siècle.
 
Prochaine lecture: L'éducation d'une fée, Didier van Cauwelaert

Lundi 13 février 2017 [19:58]

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Titre
: La septième vague
Auteur: Daniel Glattauer
Genre: Romance épistolaire









Quatrième de couverture: Leo Leike et Emmi. Une histoire épistolaire purement platonique. Elle reposait sur trois principes : pas de rencontres, pas de sexe, pas d'avenir. Faut-il mettre un terme à une histoire d'amour où l'on ne connaît pas le visage de l'autre ? Où l'on rêve de tous les possibles ? Où les caresses sont interdites ? «Pourquoi veux-tu me rencontrer ?» demande Leo, inquiet. «Parce que je veux que tu en finisses avec l'idée que je veux en finir», répond Emmi, séductrice. Alors, dans ce roman virtuose qui joue avec les codes de l'amour courtois et les pièges de la communication moderne, la farandole continue, le charme agit, jusqu’au dernier mail...
 
Mon avis: Suite et fin de Quand souffle le vent du nord. Découvert grâce au cadeau de mon libraire. J'avais beaucoup aimé cette romance épistolaire au ton décalé. Lu en LC avec mon cher White.

Avant de commencer cette lecture, j'avais eu pas mal d'avis négatifs. Lectrice têtue et curieuse que je suis, j'ai voulu me faire ma propre opinion. Et bien, j'ai très vite déchanté...
Ca commençait bien pourtant. J'étais pressée de savoir comment Emmi allait pouvoir retrouver Leo. Et si l'attrait pour leurs échanges était toujours là. Et puis très vite, le vent a tourné, je me suis sentie baladée. Alors c'est fluide et on passe du coq à l'âne sans s'en rendre compte mais du coup, j'ai l'impression de me faire berner. Ca tourne en rond, c'est long, ça fait remplissage de feuilles blanches. Leurs indécisions, leurs tournages autour du pot, leurs "Je t'aime moi non plus" m'ont ... saoulée. J'aurais voulu de l'exotisme, du piquant, des révélations, des trucs de fou quoi !
Alors oui, il y en a eu. Mais des coups classiques de ce qu'on attend de ce genre de relation. Il y a aussi quelques passages intéressants sur la réflexion autour de l'amour. De jolies phrases et déclarations bien construites mais ça reste limité.

C'est ma curiosité malsaine qui m'a poussé à continuer, à vouloir savoir comment tout ça allait bien pouvoir se terminer.
Et puis bon, j'aime bien quand même leur relation. Leur humour et leur ton décalé. Ils se cherchent, ils se titillent et ils finissent par se trouver.
Pas d'embrouilles. Là où une relation classique n'aurait jamais pris cette tournure, ils ont réussi l'exploit d'échapper à la routine.

Une fin qu'on attendait presque pas, des échanges mitigés... Je reste dubitative bien que satisfaite que la boucle soit bouclée. Heureusement que c'est un petit roman. Je n'aurais pas tenu la distance !
 
Prochaine lectureLa débauche, Esparbec
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